Maël Sevestre – Réalisateur

Bonjour Maël , tout d’abord quel est ton parcours ?
Alors pour me présenter, donc je m’appelle Maël, je suis un jeune “réalisateur” de la région Annécienne. Je mets réalisateur entre guillemet car comme Thomas (ndlr: le Directeur Photo), on ne peut pas s’auto proclamer  comme tel. Pour le moment j’utilise plus le mot vidéaste. J’ai la chance de travailler depuis maintenant 4 ans dans une agence de communication sur Annecy où je supervise un pôle vidéo (film institutionnel, pub, documentaire). A côté, pendant mon temps libre je réalise des court-métrages de fiction, histoire de continuer à travailler le rythme et l’art du récit. Je participe donc de temps à autre à certains festivals. Mon but étant évidemment d’essayer un jour de pouvoir réaliser de véritables long-métrages.

Le réalisateur de la nuit de l'alchimiste

Peux-tu nous présenter l’aventure du projet ?
“La nuit de l’alchimiste” est le résultat d’une folle aventure. Tout d’abord, l’idée de participer au concours :

Je suis généralement contre le fait de participer à ce genre de manifestations. Pourtant cette fois, le thème était vraiment intéressant, le concours bénéficiait d’une excellente couverture médiatique et puis il y a Ridley Scott et RSA. Quand on fait du court métrage, le but est quand même de diffuser au maximum son travail. Le jury de folie et les médias m’ont incité à franchir le pas.
Ensuite, il fallait plancher sur un scénario, et il n’a fallu pas moins de 4 scripts, à l’intrigue très différente pour arriver à un résultat jugé satisfaisant. Quand on écrit un court-métrage pour un concours international, on a beau vouloir produire la meilleure histoire et foncer tête baissée dans son univers, il faut quand même réfléchir à certains aspects.
  • Est ce que l’histoire parlera internationalement ?
  • Est elle assez claire ?
  • En quoi est-ce original ?
  • Se différencie t’elle des autres court-métrages ?
  • Que veut elle raconter ?
Pendant l’écriture du scénario j’ai eu la chance d’avoir à mes côté plein d’amis qui ont pu lire, relire, commenter, et réagir afin de voir comment les différents scénarios étaient perçus. J’ai d’ailleurs travaillé la dernière version avec Melux qui m’a beaucoup aidé à revenir sur une intrigue simple et forte.
Ensuite une fois le scénario validé, il a fallu prendre un peu de recul afin juger de l’ambition de celui-ci. Est il adaptable ? Vraiment ? Et là encore la chance a frappé à notre porte.  De nombreux professionnels se sont présentés bénévolement pour venir nous épauler sur la réalisation de ce court. C’est alors que nous avons vu qu’avec de la motivation, il était possible de mettre en image nos idées. Il reste néanmoins encore énormément de travail à accomplir pour être prêt à tourner mais les prochaines semaines vont être passionnantes.

Comment appréhendez-vous la compétition pour le concours ?
C’est juste génial. J’ai vraiment hâte de voir ce qui va être présenté, et la compétition est une manière d’essayer de se surpasser. On prend des risques et on essaye d’aller plus loin que les concurrents. On a essayé à travers ce court-métrage de vraiment partir sur un univers bien à nous, qui j’espère nous permettra de se différencier.

C’est pas un brin ambitieux de faire un film historique/fantastique pour un jeune réalisateur ? Pensez-vous y arriver sans soutien financier ?
C’est le projet le plus ambitieux que j’aie jamais geré. Dans mes calculs on parle d’une équipe de tournage de plus de 30 personnes, de mobilisation de rues complètes … La chance c’est que plus on en parle, plus les gens sont intéressés et de fil en aiguille on arrive à obtenir les choses dont on a besoin.

Pour ce qui est est du budget, c’est toujours un peu une question délicate. Pour le moment je suis en mode auto-production, c’est à dire que j’espère pouvoir arriver à financer le film par moi-même. Allociné à lancé un appel à scénario en vue d’apporter un financement pour l’un des participants. Malheureusement les résultats vont être annoncés tardivement. Dans tous les cas, même si on prie tous pour avoir cette bourse, on continue d’avancer sur la pré-production car le tournage approche de plus en plus vite. Si on l’obtient, cela permettra d’aller au bout de nos idées et de sortir de l’auto-production. Dans le cas contraire, on fera comme à notre habitude , on se débrouillera !

Leave a Reply