Cela fait maintenant environ une semaine que le tournage de “La Nuit de l’Alchimiste” a pris fin.  Nous avons mis un peu de temps avant de mettre à jour le blog car nous vous préparons moultes surprises dans les jours à venir.
Nous souhaitons ici remercier toutes les personnes qui se sont impliquées dans le tournage  et féliciter toute l’équipe pour l’incroyable travail accompli.
Merci également à la Ville d’Annecy, au Château de Thorens-Glières et aux propriétaires du terrain à Viuz-la-Chiesaz de nous avoir autorisé à tourner dans de tels décors.

Le film passe maintenant en pleine phase de post-production, et c’est à l’équipe son et Fx de travailler dessus.

Michael Castellanet est un acteur-réalisateur qui a tourné dans de nombreux courts et moyens métrages, et dont le premier long-métrage est en préparation.
Son dernier moyen métrage “Les Ames Pixellisées” réunit Anny Duperey, Roger Miremont, Bernard Le Coq et Jean-Claude Dreyfus.

Sites : http://www.michaelcastellanet.book.fr/
http://www.myspace.com/studioquati
http://www.facebook.com/pages/Michael-Castellanet/26831041802?ref=ts

Galien Malferiol – Décorateur

Depuis tout petit, Galien est attiré par la magie du cinéma, l’art du faux. Alors qu’il étudie l’informatique, la découverte fortuite des travaux de Georges Mélies le pousse à accomplir un rêve d’enfant.Après avoir exploré le monde du tournage, en occupant différents postes lors de sa formation en réalisation, il rencontre une équipe de décorateurs avec laquelle il fera ses premiers pas dans le monde professionnel.

Il trouve alors sa voie dans une facette du cinéma qu’il connaissait peu : des hommes de l’ombre, travaillant en amont du tournage, et mettant tout en oeuvre pour reproduire l’univers du film.Ayant appris à planter des clous avant de savoir marcher, c’est tout naturellement qu’il poursuit son chemin dans la construction de décors, aujourd’hui son activité principale

Il affectionne particulièrement les univers fantastiques ainsi que les reconstitutions historiques et autres décors atypiques, qui sont, à ses yeux, les plus fascinant à créer.

Son cv

La machinerie sera à l’honneur dans ce film historique ambitieux !  Pour la gérer, Maël a donc naturellement fait appel à son ami de toujours, qu’il fera venir de Paris pour l’occasion, Julien Olivari. Son absence de la capitale manquera certainement à une série TF1 quelconque mais qu’importe, le projet que représente La Nuit de l’Alchimiste est trop attendu pour passer à côté de l’expérience. Au programme, des mouvements de grue, des travellings dans la vieille ville, une poursuite à cheval et d’autres surprises. Le tout effectué grâce au matériel prêté gracieusement par son chef, Eric Fodera d’Happy Grip Films, et en provenance de Bordeaux. La machinerie est une véritable passion pour Julien et il compte bien en faire profiter le film.  Let’s grip !

Bonjour Marlène, peux-tu nous présenter les écuries de la Lisière  ?
Les écuries de la Lisière à Epagny est une entreprise familiale créée par mon père, Mr. ROUX Roland, il y a 25ans. Notre principale activité : Centre équestre, pension de chevaux et de poneys, cours collectifs et particuliers, stages pour débutants et confirmés.

Qu’est ce qui t’a motivé à participer à l’aventure ?
J’ai rencontré Mael, il m’a expliqué son projet de court-métrage, et quel projet !!! Un peu fou mais raconté avec tellement de passion et d’enthousiasme que nous n’avons pas pu refuser de l’aider !

Quels ont été tes choix au niveau des chevaux et des cavaliers ?
J’ai proposé à une propriétaire qui a son cheval en pension chez nous (Elle s’appelle Marie Muffat-Joly) de nous le prêter pour l’événement, il s’appelle LINO 1, pur race espagnol de 10ans et de couleur gris, très polyvalent puisqu’il fait du cirque, du dressage ainsi que du saut d’obstacle. Pendant le tournage il sera monté par Anne Lefebvre agée de 25ans, monitrice d’équitation diplômée d’état dans notre établissement.
J’ai également fait appel à une monitrice d’équitation indépendante qui fait du remplacement occasionnel dans nos écuries. Il s’agit de Karine Looten, elle sera accompagnée pour l’événement de son cheval Quawaik, hongre de 6ans, de couleur bai, très polyvalent également.

La Nuit de l’Alchimiste à la chance d’avoir à ses cotés une équipe venant des quatre coins de France. En voici une petite partie, en attendant les biographies des autres !

Pablo Dolado – Electricien

Après un passage par le journalisme et une réorientation universitaire vers la théorie du cinéma, Pablo Dolado a décidé d’aborder l’audiovisuel sous son aspect technique et pratique. Autodidacte, il travaille donc aujourd’hui dans les métiers de la lumière (chef électricien ou électricien) sur différents types de tournages – du long au court-métrage, du documentaire au clip, en passant par la série – et s’intéresse également à toutes les disciplines relatives à l’image moderne (mix vidéo, photos, etc.).

Formation: Licence Information-Communication (Grenoble III) – Master Cinéma-Audiovisuel (Aix-Marseille I)

Métier : Intermittent du spectacle (métiers de la lumière)

Willy Gauzin – Electricien

Willy a étudié 2 ans aux Arts Filmiques a Nantes.Diplômé en tant que  technicien du cinema, spécialisation image,il  a participé depuis maintenant 3 ans à nombreux projets de courts metrages et de clips, un peu d’audiovisuel et de spectacles vivants en tant qu’électro.

Céline Gontier – Costumière

Céline est une jeune styliste, passionnée depuis toujours de dessin et de théâtre. Elle a toujours souhaité se diriger vers un métier qui allie à la fois la créativité et le raffinement. Elle s’est donc naturellement orientée vers des études de stylisme (création de vêtements sur mesure) puis dans la conception et réalisation de costumes de théâtre.

Céline conçoit et réalise des vêtements uniques sur mesure, essentiellement féminins (corsets, robes de mariée ou de cocktail, jupes, etc…) qu’elle imagine selon ses envies et selon les goûts, les préférences et le style des différents clients.

http://www.ninon-couture.com/

Amandine Ribiollet – Maquilleuse

Amandine est née à Annecy. Petite elle a toujours été fascinée par les fraggelrock, les dark cristal et les créatures de Jim Henson. En grandissant, elle apprend que le cinéma c’est du faux, que les gens ne meurent pas pour de vrai. Rassurée et impressionnée, Amandine souhaite alors travailler pour le cinéma

Toutes ses études ont tourné autour du cinéma : Faculté, BTS montage vidéo et finalement maquillage artisistique, le rêve d’amandine. A maintenant 30 ans, Amandine est bel est bien devenue maquilleuse !

book en ligne : http://www.amandinemaquille.book.fr/

Arnaud Mariat – Monteur

Arnaud s’intéresse à la vidéo ainsi qu’à l’animation et les images de synthèse depuis le lycée, période pendant laquelle il découvre les logiciels professionnels du métier. Après quelques projets, il décide de se diriger vers l’IUT SRC de Chambéry, ce qui lui permet d’approfondir ses connaissances, et de découvrir d’autres moyens de communication multimédia (web, son…). Mais son goût pour le montage vidéo restera son domaine de prédilection, c’est alors qu’il décide par la suite d’accomplir une année d’études au Québec en Cinéma et Vidéo, pendant laquelle il travaillera sur plusieurs courts-métrages, pour la première fois dans des conditions réelles de tournage. Sa passion pour les trucages et effets spéciaux le poussent à travailler sur de la fiction. Il développera alors ses compétences en post-production et en images de synthèse et commencera à s’intéresser plus particulièrement à ce domaine. De retour en France et après plusieurs expériences professionnelles en tant que monteur/habilleur dans des boîtes de production, il participera à la réalisation d’un projet étudiant, court-métrage partiellement en 3D, et réalisera par la suite toute la post-production d’une nouvelle série télévisée marseillaise.

http://www.arnaudmariat.com

Julien Prissette

Après trois années d’études en tant qu’ Artiste Technique 3D, Julien Prissette a travaillé dans différents domaines de l’image (série télé, long métrage d’animation, jeux vidéo et application 3D temps réel) alliant aspect technique et aspect artistique de la 3D et des effets spéciaux. Jeune habitué des plateaux de tournage, que ca soit d’une manière amatrice avec l’association CARNAGES ou d’une manière professionnelle en tant que technicien ou responsable des effets spéciaux, chaque projet est pour lui un moyen d’assouvir sa passion du cinéma. Actuellement, il travaille chez Ubisoft dans un domaine qu’il affectionne particulièrement, la “motion capture”, nouvelle technique d’animation mêlant direction d’acteurs et rendu 3D.

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L’équipe s’agrandi de jour en jour ! Aujourd’hui focus sur la partie audio et musicale du projet “La Nuit de l’Alchimiste”

Jonathan Helme / Compositeur

Compositeur autodidacte, Jonathan a découvert sa passion il y à un peu plus de 10 ans.
Tout en suivant une formation de clarinettiste pendant 6 ans à la Mure (Isère) et inspiré par les jeux-vidéos, il ne quitte plus son piano et compose ses premières musiques en s’inspirant des mélodies de Nobuo Uematsu.
Il découvrira un peu plus tard le génie et l’univers du couple Danny Elfman et Tim Burton, le monde de la composition pour orchestre ainsi que la richesse et la complexité de la composition à l’image.
Les premières applications réelles de musiques de film se feront, pour lui, dans le cadre de ses études à l’Iut  SRC de l’Isle d’ Abeau et continueront pendant sa formation à l’école des Gobelins d’Annecy où il suit le cursus Conception Réalisation Multimédia en tant que développeur Flash, en alternance dans la société Daesign.
Découvrez son site/portfolio : www.niorgen.fr

Florent Pitiot / Compositeur / Sound Designer

Envoûté par la musique depuis sa plus tendre enfance, il apprend le violoncelle, puis le piano à Semur-en-Auxois, petite ville de Bourgogne.
Il se dirige ensuite vers les nouvelles technologies, avec un DUT SRC à Dijon, suivi d’une licence en conception multimédia à Efficom Paris, puis il parfait sa formation avec le cursus de Concepteur-Réalisateur Multimedia à l’école des Gobelins d’Annecy.
Ses affinités logiques et scientifiques l’amèneront tout naturellement au métier de Développeur Flash, qu’il exercera pendant 2 ans à l’agence Megalos, travaillant sur des projets de qualité, pour Salomon, Warner, Jean-Paul Gaultier ou Rip Curl.
Mais l’idée d’associer musique et nouvelles technologies fait son chemin, et il décide de tenter sa chance en tant qu’indépendant, dans l’idée de se tourner vers la conception sonore. Ainsi, depuis 2008, Florent exerce une double activité de Développeur Flash et Sound Designer, cette dernière spécialité s’affirmant petit à petit comme une réelle passion.
Florent rejoint alors le cursus de Composition à l’Image du Conservatoire de Musique d’Annecy, formation qui vient doper à la fois ses compétences, sa créativité et sa motivation. Il participe ainsi à la sonorisation des courts métrages de fin d’études des plus prestigieuses écoles d’animations françaises (Gobelins Paris, Supinfocom, Emile Cohl, ArtFX).
Parallèlement, il est amené à travailler en tant que Sound Designer sur de nombreux sites Internet : Adobe, Lacoste, Guerlain, AMD, Salomon, DDB pour n’en citer que quelques uns, où il agit à la fois sur la composition musicale, les ambiances, bruitages et effets, et sur la sonorisation de videos ou de teasers.
Nul doute que Florent ne va pas s’arrêter en si bon chemin !
Il rejoint ainsi l’équipe de La Nuit de l’Alchimiste, fier d’exercer ses compétences sur ce projet  qui lui tient à coeur, et tourné dans sa ville de résidence.

Découvrez son site/portfolio : www.freeflow.pro

Bonjour Maël , tout d’abord quel est ton parcours ?
Alors pour me présenter, donc je m’appelle Maël, je suis un jeune “réalisateur” de la région Annécienne. Je mets réalisateur entre guillemet car comme Thomas (ndlr: le Directeur Photo), on ne peut pas s’auto proclamer  comme tel. Pour le moment j’utilise plus le mot vidéaste. J’ai la chance de travailler depuis maintenant 4 ans dans une agence de communication sur Annecy où je supervise un pôle vidéo (film institutionnel, pub, documentaire). A côté, pendant mon temps libre je réalise des court-métrages de fiction, histoire de continuer à travailler le rythme et l’art du récit. Je participe donc de temps à autre à certains festivals. Mon but étant évidemment d’essayer un jour de pouvoir réaliser de véritables long-métrages.

Peux-tu nous présenter l’aventure du projet ?
“La nuit de l’alchimiste” est le résultat d’une folle aventure. Tout d’abord, l’idée de participer au concours :

Je suis généralement contre le fait de participer à ce genre de manifestations. Pourtant cette fois, le thème était vraiment intéressant, le concours bénéficiait d’une excellente couverture médiatique et puis il y a Ridley Scott et RSA. Quand on fait du court métrage, le but est quand même de diffuser au maximum son travail. Le jury de folie et les médias m’ont incité à franchir le pas.
Ensuite, il fallait plancher sur un scénario, et il n’a fallu pas moins de 4 scripts, à l’intrigue très différente pour arriver à un résultat jugé satisfaisant. Quand on écrit un court-métrage pour un concours international, on a beau vouloir produire la meilleure histoire et foncer tête baissée dans son univers, il faut quand même réfléchir à certains aspects.
  • Est ce que l’histoire parlera internationalement ?
  • Est elle assez claire ?
  • En quoi est-ce original ?
  • Se différencie t’elle des autres court-métrages ?
  • Que veut elle raconter ?
Pendant l’écriture du scénario j’ai eu la chance d’avoir à mes côté plein d’amis qui ont pu lire, relire, commenter, et réagir afin de voir comment les différents scénarios étaient perçus. J’ai d’ailleurs travaillé la dernière version avec Melux qui m’a beaucoup aidé à revenir sur une intrigue simple et forte.
Ensuite une fois le scénario validé, il a fallu prendre un peu de recul afin juger de l’ambition de celui-ci. Est il adaptable ? Vraiment ? Et là encore la chance a frappé à notre porte.  De nombreux professionnels se sont présentés bénévolement pour venir nous épauler sur la réalisation de ce court. C’est alors que nous avons vu qu’avec de la motivation, il était possible de mettre en image nos idées. Il reste néanmoins encore énormément de travail à accomplir pour être prêt à tourner mais les prochaines semaines vont être passionnantes.

Comment appréhendez-vous la compétition pour le concours ?
C’est juste génial. J’ai vraiment hâte de voir ce qui va être présenté, et la compétition est une manière d’essayer de se surpasser. On prend des risques et on essaye d’aller plus loin que les concurrents. On a essayé à travers ce court-métrage de vraiment partir sur un univers bien à nous, qui j’espère nous permettra de se différencier.

C’est pas un brin ambitieux de faire un film historique/fantastique pour un jeune réalisateur ? Pensez-vous y arriver sans soutien financier ?
C’est le projet le plus ambitieux que j’aie jamais geré. Dans mes calculs on parle d’une équipe de tournage de plus de 30 personnes, de mobilisation de rues complètes … La chance c’est que plus on en parle, plus les gens sont intéressés et de fil en aiguille on arrive à obtenir les choses dont on a besoin.

Pour ce qui est est du budget, c’est toujours un peu une question délicate. Pour le moment je suis en mode auto-production, c’est à dire que j’espère pouvoir arriver à financer le film par moi-même. Allociné à lancé un appel à scénario en vue d’apporter un financement pour l’un des participants. Malheureusement les résultats vont être annoncés tardivement. Dans tous les cas, même si on prie tous pour avoir cette bourse, on continue d’avancer sur la pré-production car le tournage approche de plus en plus vite. Si on l’obtient, cela permettra d’aller au bout de nos idées et de sortir de l’auto-production. Dans le cas contraire, on fera comme à notre habitude , on se débrouillera !

Afin de mieux connaître l’équipe qui travaille sur “La nuit de l’Alchimiste” nous vous proposons des petites interviews. Aujourd’hui c’est Thomas Rames, le chef-opérateur du projet qui nous parle.

1 – Salut Thomas, peux tu te présenter et nous parler de ton métier ?
Je m’appelle Thomas Rames, je suis opérateur de prises de vues. Dans un premier temps, je n’aime pas trop m’auto-proclamer chef-opérateur, on va plutôt dire que j’essaie de l’être. En effet, si l’on doit définir en quoi consiste ce métier, je dirais que c’est la personne qui s’occupe de l’image du film au sens propre, aussi bien d’un point de vue sémantique qu’esthétique. Il travaille conjointement avec le réalisateur pour définir quel propos, quel point de vue, donner à une image. Il essaie de définir les attentes visuelles du spectateur en fonction de l’intention précise du film. Techniquement, cela consiste à prendre des décisions au niveau du cadre et de la lumière sur un ensemble de plans que constituent le film. Évidemment, il travaille en collaboration avec tous les corps de métier liés de près ou de loin à l’image (opérateurs image, électriciens, machinistes mais aussi décorateurs, accessoiristes, maquilleuses, habilleuses, coiffeuses…). C’est pourquoi j’ai précisé au début de la réponse que j’essaie d’être chef opérateur, car cela reviendrait à dénigrer le travail de chef opérateurs avec des dizaines d’années de métier en insinuant qu’on se met à leur niveau.

2- Quelles sont tes références cinématographiques ?
J’essaie d’étendre mes références cinématographiques au maximum. Je pense qu’il est indispensable, surtout dans ce métier, d’aller explorer tous les terrains, même les plus dangereux, pour pouvoir trouver d’une part son inspiration, mais surtout pour pouvoir exercer son point de vue esthétique de l’image. Mis à part certains films qui peuvent être visuellement ratés, je ne pense pas qu’il y ait de films inutiles à voir, tout est bon à prendre tant que cela nous permet d’évoluer et de progresser dans ce que l’on essaie de faire au mieux. On peut tirer une leçon de chaque film que l’on regarde. De mon côté, j’essaie de regarder au moins un film par jour, pour justement m’exercer à porter un jugement le plus objectif possible sur ce dernier, et essayer de reproduire ou non, dans mon travail, ce que j’ai pu voir qui m’a plu. Après, en ce moment, je suis dans ma grande période nouveau cinéma scandinave (Roy Anderson, Jens Lien, Nicolas Winding Refn…). Je trouve que ces mecs sont des génies et que l’esthétique visuelle glaciale et en même temps pastelle que l’on retrouve dans la majorité de leurs oeuvres crée une ambiance, une atmosphère, que l’on a encore vu nul part. Sinon hier soir j’ai regardé L’Arme Fatale et je me suis toujours autant régalé!

3- As tu déjà éclairé un film d’époque?  A quelles contraintes vas tu devoir faire face ?
Non je n’ai encore jamais éclairé un film d’époque, et c’est là tout le défi, ce qui me motive le plus je crois, et cela pour plusieurs raisons:

  • dans un premier temps, à l’époque où se déroule le film, l’électricité n’existait pas, donc il faut penser à recréer tout un univers avec ce que les gens utilisaient à l’époque pour s’éclairer (lumière naturelle du jour ou de la nuit, bougies, torches…). Rien qu’à ce niveau c’est un défi de taille que j’ai hâte de relever. J’ai tout de suite pensé à des films d’époques tels que Barry Lindon (éclairé seulement à la bougie) ou encore Entretien avec un Vampire (éclairé par le français Philippe Rousselot).
  • Ensuite, le film entier se déroule la nuit. Deuxième challenge qui ne fait que me rappeler le premier… Néanmoins, les technologies numériques actuelles nous permettent d’avoir de très bon rendus en basse lumière pour un moindre coût. Je vous invite d’ailleurs à voir une web série consacrée aux tests de DSLR’s poussés dans leur retranchement (http://www.zacuto.com/shootout).
  • Enfin, il y a les costumes. Un film d’époque c’est aussi et surtout un film de costumes! Le travail avec les costumiers va être palpitant et, je pense, riche en idées ingénieuses.

4- Faire un court métrage pour PHILIPS c’est prendre en compte les contraintes visuelles du téléviseur 21:9.  Comment comptes-tu procèder ?
La technologie Ambilight est vraiment quelque chose de génial! Une télévision qui arrive à capter les différentes couleurs d’une image pour les projeter à l’extérieur de l’écran, je trouve ça assez incroyable, d’ailleurs j’aimerai bien savoir comment ils ont procédé! Afin de mettre au maximum en avant cette technologie, nous avons décidé avec Maël (ndlr: le Réalisateur) d’une intention très marquée au niveau de la couleur. Nous retrouverons beaucoup de bleu et de jaune orangé. Ainsi, toute la pièce dans laquelle sera visionnée le film sera éclairée de cette façon. Le spectateur sera alors englobé totalement dans l’univers du film. D’un point de vue technique, le choix du film d’époque nous conforte dans l’idée que ses deux couleurs seront les plus utilisées. En effet, le bleu glacial de la lumière de la lune sera rehaussé par des pointes de chaleur grâce à la lumière provenant de flammes de tous types (bougies, torches, lampadaires d’époque, feu…). Évidemment, nous allons jouer sur des forts contrastes pour accentuer le côté fantastique de l’histoire, en créant des zones d’ombre, des hors-champ dans le champ.
D’autre part, et sans vouloir trop révéler le fil conducteur du film, un élément lumineux aura un rôle principal dans l’histoire. Nous pourrons donc jouer avec pour faire varier les ambiances de l’Ambilight.