Voilà ! La Nuit de l’Alchimiste est terminé. Nous attendons le 23 Août pour connaitre les finalistes du concours Parallel Lines, qui a réuni plus de 300 films. Sans plus tarder, voici le résultat de “La Nuit de l’Alchimiste”.
Si vous aimez, n’hésitez pas à partager sur Facebook, twitter et à le montrer partout !

Si on devait faire un récap de l’aventure, voici tout ce qu’on pourrait dire :

Le contexte

Le 8 avril 2010, la société d’équipement électronique PHILIPS a lancé un vaste appel à court-métrages afin de promouvoir ses nouveaux téléviseurs. Il s’agit d’une compétition Internationale qui sera jugée par le célèbre réalisateur Ridley Scott (Gladiator, Alien, Robin des Bois) et son cabinet d’associés, Ridley Scott Associates. L’objectif : réaliser un film de 3 minutes avec seulement 6 lignes de dialogues imposées.

Plus d’informations sur le concours Philips Parallel Lines : http://www.philips.com/cinema/

Une équipe de passionnés s’est réunie afin d’apporter une candidature française à cet évènement mondial.

Le Projet “La Nuit de l’Alchimiste”

La Nuit de l’Alchimiste est un court-métrage historique et fantastique, dont le récit prend place dans une ville du 18ème siècle. L’histoire raconte l’affrontement d’un alchimiste contre les ténèbres pour sauver la Lune.
Le casting réunit Michael Castellanet (Les Âmes pixellisées) , Julien Dutel (Kaamelott) et Benjamin Butel.

Maël Sevestre (le réalisateur) a souhaité réaliser un court métrage historique et fantastique, en vue d’utiliser le potentiel architectural et historique de la région dont il est originaire, la Haute Savoie.
Cette volonté de projet, associée à un budget quasi inexistant, n’ont pas facilité la démarche. Pourtant, à l’aide d’un site Internet et d’une page Facebook, le projet séduit, et la petite équipe se complète jusqu’à compter dans ses rangs des costumières, des musiciens, des cavalières, des acteurs, des accessoiristes, des décorateurs et des personnes capables de prendre en main les effets spéciaux du projet.
C’est plus de 50 passionnés bénévoles qui ont donc accepté de venir aider à monter le projet de La Nuit de l’Alchimiste.
Ça n’est pas moins de 4 jours de tournages qui ont été nécessaires, toujours de nuit dans des décors extérieurs, passant de la ville d’Annecy à un Château, par de majestueux décors extérieurs.

Une équipe encore jeune

Le film La Nuit de l’Alchimiste a été monté par une équipe encore jeune. Maël Sevestre (23 ans) gérait pour la première fois un court-métrage de cette envergure.>
L’équipe venue des 4 coins de France s’est donc réunie pour la première fois sur ce tournage. Le professionnalisme et la bonne humeur de chacun ont permis à l’alchimie de fonctionner et de mettre en image le meilleur résultat possible. Le film a été très bien accueilli par les professionnels référents de l’audiovisuel Français, ce qui motive encore plus l’équipe à continuer de travailler ensemble.

Le film a été mis en ligne le 7 août, la veille de la fermeture du concours, et est actuellement en train d’être jugé, parmi les 300 films soumis.
Il est consultable à l’adresse suivante :
http://www.youtube.com/lanuitdelalchimiste

Le site Internet :
http://www.lanuitdelalchimiste.fr
Facebook:
http://www.facebook.com/la#!/pages/La-nuit-de-lalchimiste/105953842782802?ref=ts
Twitter:
http://www.twitter.com/Night_Alchemist

CREDITS

Réalisé par Maël Sevestre

Scénario – Florent Aufrere & Maël Sevestre
Michael Castellanet - L’Alchimiste
Julien Butel – Le Pèlerin
Benjamin Dutel – Le Maître d’armes
Julien Negros – Disciple homme
Sophia Alami Teixeira – Disciple femme

Produit par Maël Sevestre, Yann Sevestre, Marie Francoise Sevestre et les 23 producteurs anonymes.

1er Assistant Réalisateur – Romain Paillès, Neil Moriceau
Chef Opérateur - Thomas Ramès
Scripte - Christelle Eschbach
1er Assistant Opérateur - Harold Cassière
Régisseur Général – Neil Moriceau
Chef Electro – Pablo Dolado, Willy Gauzin

Electro - Laurent Davat, Pablo Besnard, Willy Gauzin
Chef Machiniste - Julien Olivari

Un grand merci à Eric Fedora d’Happy Grip Films pour la machinerie

Machiniste – Florian Renel, Pierre Gimond

Chef Décorateur - Galien Malfériol

Déco - Adrien Van Delft, Julien Maymon, Jonathan Helme

Costumes créés par Céline Gontier & Anaïs Choisy

Maquillage – Amandine Ribiollet

Montage - Arnaud Mariat

Régie – Matthieu Thievent, Yann Sainty, Nicolas Crété, Alexandra Jacquemin, Jérôme Dupin

Supervisation Chevaux - Marlène Roux

Merci aux écuries de la Lisière

Doublures Chevaux - Karine Looten et Anne Lefebvre

Propriétaire Chevaux – Marie Muffat-Joly

Sound Design – Florent Pitiot

Musique composée par Florent Pitiot, Yann Chapelet & Jonathan Helme

Son – Florent Pitiot, Matthieu Collé, José Mendoza

Effets Spéciaux Belgique – Guillaume Arrieux

Un grand merci à BeDigital pour leur soutien

Effet Spéciaux Annecy – Benjamin Arrieux

Un grand merci à Gimmick Box

Supervisation Team Ubi – Julien Prissette

Effets spéciaux Team Ubi - Julien Prissette , Aude Glondu, Pierre Olivier Pou, Marlène Chazot

Illustrations de Paul Ambrosino, Florian Renel, Nina Caniac

Making Of - Adrien Olivier

Photographes – Thomas Brault, Romain Grossier, Nicolas Crété, Johanna Houdiard, Alexandra Jacquemin

Communication - Matthieu Thievent, Thomas Brault, Aurélien Goyffon

Graphistes - Remi Vincent Tetsouille, Johanna Houdiard

Figurants - Aurélien Goyffon, Isabelle Bauthian, Rebecca Morse, Adrien Van Delft, Victor Texeira, Alexandra Jacquemin, Rebecca Lory, Marie Muffat-joly

Merci à Alby Médiévale et à Emmanuelle Filliard

Un gros merci à GIMMICK BOX, TRANSPALUX, HAPPY GRIP FILMS , FUTURE CREATION, BE DIGITAL, LE CHATEAU DE THORENS GLIERES , LA VILLE D’ANNECY
Un super super merci à Rebecca Morse et à Camille Renversade, Gilles Carier d’Albion, Gerard Bulteel, Dominique Jeansens, Guillaume Arrieux, Florian Rénel, Jérome Crochon, Claude-Emmanuelle Perrillat, Florent Aufrère, Jeanne Précias, Camille Tressol, Mathilde Perret, Malika Crowther, Matthieu Thievent, Elodie Morlé, Heidi Sevestre, Thomas Brault, Jérémie Helme, Pierre Gimond, Alexandra Jacquemin, Rebecca Morse, Nina Caniac, Émilie Policand, Aurélien Goyffon, Alexandre Perrachon, Julien Negros, Chloé Chevalier, Nicolas Crété, Adrien Van Delft, Aurélie Fantin Grevost…
et j’en oublie encore certainement…

La nuit de l’alchimiste : les coulisses du tournage from La Voix des Allobroges on Vimeo.

Un jeune réalisateur savoyard a tourné fin juin un court métrage dans la région annécienne. Objectif : séduire Ridley Scott et débuter sa carrière dans le cinéma.

LISEZ LA SUITE ET POSTEZ VOS COMMENTAIRES SUR LA VOIX DES ALLOBROGES : http://lavoixdesallobroges.org/culture/244-le-tournage-du-court-metrage-de-mael-sevestre

Interview : Virginia Gurcel
Images et montage : Mikaël Chambru

Michael Castellanet est un acteur-réalisateur qui a tourné dans de nombreux courts et moyens métrages, et dont le premier long-métrage est en préparation.
Son dernier moyen métrage “Les Ames Pixellisées” réunit Anny Duperey, Roger Miremont, Bernard Le Coq et Jean-Claude Dreyfus.

Sites : http://www.michaelcastellanet.book.fr/
http://www.myspace.com/studioquati
http://www.facebook.com/pages/Michael-Castellanet/26831041802?ref=ts

Vision d’artiste à l’aquarelle de Florian Renel – www.lactelorama.fr

PS : on tourne bientôt !

Chaque jour, le projet avance d’avantage et nous sommes heureux de pouvoir aujourd’hui vous présenter le premier Teaser du film.

Un grand merci à

Thomas Brault, Johanna HoudiardJulien Negros et Florian Renel

Logo et Motion Design:
Rémi Vincent : http://www.tetsouille.fr

Musique:
Agnus Dei – composé et enregistré par Pierre-Jean Beaudoin http://pierrejean.beaudoin.free.fr/
Sound design, effets, mixage : Florent Pitiot http://www.freeflow.pro/

Voix off : Jean François Girard – +33 (0)4 50 69 95 40



Les ruelles de la vieille ville d'Annecy sont le décor idéal pour présenter l'époque de notre film. L'architecture ancienne des bâtiments, les petites ruelles aussi jolies que mystérieuses, ont énormément  joué dans l'écriture du scénario. 
SCENE 02 - EXT. LES RUELLES DE LA VILLE
Les CAVALIERS galopent dans les ruelles sombres de la cité.
Les ruelles sont éclairées par de nombreuses bougies,disposées
partout autour de la chaussée, comme dans une église.

Comme vous pouvez le constater, avec un petit peu de décoration, nous pouvons assez facilement obtenir le résultat d’une ville médiévale. Il nous suffit de cacher les éléments qui nous rappellent notre époque !

Nous travaillons d’arrache pied pour essayer de boucler le découpage technique du film au plus vite. Cela nous permettra d’établir une liste précise des ressources humaines et matérielles nécessaires pour tourner le court métrage. Florian Rénel de Lactelorama a déjà travaillé sur certains storyboards et nous sommes heureux de vous en montrer un petit aperçu.

Bonjour à tous. Hier, PHILIPS a procédé à une importante mise à jour du règlement et des modalités du concours. Une mise à jour très intéressante.

Tout d’abord, les droits des films sélectionnés restent aux créateurs et PHILIPS ne s’approprie donc pas le travail. En participant au concours, les créateurs autorisent néanmoins PHILIPS à communiquer et à utiliser le travail rendu. Cela laisse donc une porte grande ouverte aux films pour une utilisation future telle que dans des festivals par exemple.

Le second point concerne la sélection. En effet, avant, il fallait franchir 3 étapes pour qu’un film soit présenté à Ridley Scott. Dorénavant il n’y a que 2 étapes. Ce qui signifie que le 8 août, dès fermeture des inscriptions, PHILIPS et RSA ne vont sélectionner que 10 films qui seront en compétition.  La qualité sera donc de mise. Mais autre point très intéressant, dès cette sélection, 1 film sera déjà nommé pour la finale. Les 10 meilleurs concurrents devront eux, faire voter le public Youtube pour avoir une chance d’arriver devant Sir Ridley Scott.

La troisième partie de la sélection est la finale. Il y aura donc (si nous avons tout bien compris) les 5 films ayant eu le plus de votes ainsi que un 6ème sélectionné par PHILIPS et RSA en début de compétition. C’est alors Ridley Scott et le public qui décideront le grand vainqueur.

Que penser de cette mise à jour vis à vis de La nuit de l’Alchimiste? La nouvelle gestion des droits de la vidéo est un grand atout. Quel que soit le parcours du film il peut être montré ailleurs et éventuellement trouver un autre public. Ensuite la sélection a été durcie ce qui aura pour conséquence de présenter 10 concurrents choisis dans le monde entier dès la fin de la première sélection. Il va s’agir d’être dedans, car seuls les meilleurs passeront cette étape.

L’équipe de la nuit de l’Alchimiste a procédé à de nouveaux repérages dans les lieux souhaités pour tourner le court-métrage. Aujourd’hui nous vous présentons quelques photos du Musée-Château d’Annecy qui serait le repère idéal  de notre héros. Les autorisations de tournage n’ont apparemment pas encore été étudiées (mais bien transmises). Nous travaillons  pour obtenir une réponse rapidement.

Bonjour Maël , tout d’abord quel est ton parcours ?
Alors pour me présenter, donc je m’appelle Maël, je suis un jeune “réalisateur” de la région Annécienne. Je mets réalisateur entre guillemet car comme Thomas (ndlr: le Directeur Photo), on ne peut pas s’auto proclamer  comme tel. Pour le moment j’utilise plus le mot vidéaste. J’ai la chance de travailler depuis maintenant 4 ans dans une agence de communication sur Annecy où je supervise un pôle vidéo (film institutionnel, pub, documentaire). A côté, pendant mon temps libre je réalise des court-métrages de fiction, histoire de continuer à travailler le rythme et l’art du récit. Je participe donc de temps à autre à certains festivals. Mon but étant évidemment d’essayer un jour de pouvoir réaliser de véritables long-métrages.

Peux-tu nous présenter l’aventure du projet ?
“La nuit de l’alchimiste” est le résultat d’une folle aventure. Tout d’abord, l’idée de participer au concours :

Je suis généralement contre le fait de participer à ce genre de manifestations. Pourtant cette fois, le thème était vraiment intéressant, le concours bénéficiait d’une excellente couverture médiatique et puis il y a Ridley Scott et RSA. Quand on fait du court métrage, le but est quand même de diffuser au maximum son travail. Le jury de folie et les médias m’ont incité à franchir le pas.
Ensuite, il fallait plancher sur un scénario, et il n’a fallu pas moins de 4 scripts, à l’intrigue très différente pour arriver à un résultat jugé satisfaisant. Quand on écrit un court-métrage pour un concours international, on a beau vouloir produire la meilleure histoire et foncer tête baissée dans son univers, il faut quand même réfléchir à certains aspects.
  • Est ce que l’histoire parlera internationalement ?
  • Est elle assez claire ?
  • En quoi est-ce original ?
  • Se différencie t’elle des autres court-métrages ?
  • Que veut elle raconter ?
Pendant l’écriture du scénario j’ai eu la chance d’avoir à mes côté plein d’amis qui ont pu lire, relire, commenter, et réagir afin de voir comment les différents scénarios étaient perçus. J’ai d’ailleurs travaillé la dernière version avec Melux qui m’a beaucoup aidé à revenir sur une intrigue simple et forte.
Ensuite une fois le scénario validé, il a fallu prendre un peu de recul afin juger de l’ambition de celui-ci. Est il adaptable ? Vraiment ? Et là encore la chance a frappé à notre porte.  De nombreux professionnels se sont présentés bénévolement pour venir nous épauler sur la réalisation de ce court. C’est alors que nous avons vu qu’avec de la motivation, il était possible de mettre en image nos idées. Il reste néanmoins encore énormément de travail à accomplir pour être prêt à tourner mais les prochaines semaines vont être passionnantes.

Comment appréhendez-vous la compétition pour le concours ?
C’est juste génial. J’ai vraiment hâte de voir ce qui va être présenté, et la compétition est une manière d’essayer de se surpasser. On prend des risques et on essaye d’aller plus loin que les concurrents. On a essayé à travers ce court-métrage de vraiment partir sur un univers bien à nous, qui j’espère nous permettra de se différencier.

C’est pas un brin ambitieux de faire un film historique/fantastique pour un jeune réalisateur ? Pensez-vous y arriver sans soutien financier ?
C’est le projet le plus ambitieux que j’aie jamais geré. Dans mes calculs on parle d’une équipe de tournage de plus de 30 personnes, de mobilisation de rues complètes … La chance c’est que plus on en parle, plus les gens sont intéressés et de fil en aiguille on arrive à obtenir les choses dont on a besoin.

Pour ce qui est est du budget, c’est toujours un peu une question délicate. Pour le moment je suis en mode auto-production, c’est à dire que j’espère pouvoir arriver à financer le film par moi-même. Allociné à lancé un appel à scénario en vue d’apporter un financement pour l’un des participants. Malheureusement les résultats vont être annoncés tardivement. Dans tous les cas, même si on prie tous pour avoir cette bourse, on continue d’avancer sur la pré-production car le tournage approche de plus en plus vite. Si on l’obtient, cela permettra d’aller au bout de nos idées et de sortir de l’auto-production. Dans le cas contraire, on fera comme à notre habitude , on se débrouillera !

Afin de mieux connaître l’équipe qui travaille sur “La nuit de l’Alchimiste” nous vous proposons des petites interviews. Aujourd’hui c’est Thomas Rames, le chef-opérateur du projet qui nous parle.

1 – Salut Thomas, peux tu te présenter et nous parler de ton métier ?
Je m’appelle Thomas Rames, je suis opérateur de prises de vues. Dans un premier temps, je n’aime pas trop m’auto-proclamer chef-opérateur, on va plutôt dire que j’essaie de l’être. En effet, si l’on doit définir en quoi consiste ce métier, je dirais que c’est la personne qui s’occupe de l’image du film au sens propre, aussi bien d’un point de vue sémantique qu’esthétique. Il travaille conjointement avec le réalisateur pour définir quel propos, quel point de vue, donner à une image. Il essaie de définir les attentes visuelles du spectateur en fonction de l’intention précise du film. Techniquement, cela consiste à prendre des décisions au niveau du cadre et de la lumière sur un ensemble de plans que constituent le film. Évidemment, il travaille en collaboration avec tous les corps de métier liés de près ou de loin à l’image (opérateurs image, électriciens, machinistes mais aussi décorateurs, accessoiristes, maquilleuses, habilleuses, coiffeuses…). C’est pourquoi j’ai précisé au début de la réponse que j’essaie d’être chef opérateur, car cela reviendrait à dénigrer le travail de chef opérateurs avec des dizaines d’années de métier en insinuant qu’on se met à leur niveau.

2- Quelles sont tes références cinématographiques ?
J’essaie d’étendre mes références cinématographiques au maximum. Je pense qu’il est indispensable, surtout dans ce métier, d’aller explorer tous les terrains, même les plus dangereux, pour pouvoir trouver d’une part son inspiration, mais surtout pour pouvoir exercer son point de vue esthétique de l’image. Mis à part certains films qui peuvent être visuellement ratés, je ne pense pas qu’il y ait de films inutiles à voir, tout est bon à prendre tant que cela nous permet d’évoluer et de progresser dans ce que l’on essaie de faire au mieux. On peut tirer une leçon de chaque film que l’on regarde. De mon côté, j’essaie de regarder au moins un film par jour, pour justement m’exercer à porter un jugement le plus objectif possible sur ce dernier, et essayer de reproduire ou non, dans mon travail, ce que j’ai pu voir qui m’a plu. Après, en ce moment, je suis dans ma grande période nouveau cinéma scandinave (Roy Anderson, Jens Lien, Nicolas Winding Refn…). Je trouve que ces mecs sont des génies et que l’esthétique visuelle glaciale et en même temps pastelle que l’on retrouve dans la majorité de leurs oeuvres crée une ambiance, une atmosphère, que l’on a encore vu nul part. Sinon hier soir j’ai regardé L’Arme Fatale et je me suis toujours autant régalé!

3- As tu déjà éclairé un film d’époque?  A quelles contraintes vas tu devoir faire face ?
Non je n’ai encore jamais éclairé un film d’époque, et c’est là tout le défi, ce qui me motive le plus je crois, et cela pour plusieurs raisons:

  • dans un premier temps, à l’époque où se déroule le film, l’électricité n’existait pas, donc il faut penser à recréer tout un univers avec ce que les gens utilisaient à l’époque pour s’éclairer (lumière naturelle du jour ou de la nuit, bougies, torches…). Rien qu’à ce niveau c’est un défi de taille que j’ai hâte de relever. J’ai tout de suite pensé à des films d’époques tels que Barry Lindon (éclairé seulement à la bougie) ou encore Entretien avec un Vampire (éclairé par le français Philippe Rousselot).
  • Ensuite, le film entier se déroule la nuit. Deuxième challenge qui ne fait que me rappeler le premier… Néanmoins, les technologies numériques actuelles nous permettent d’avoir de très bon rendus en basse lumière pour un moindre coût. Je vous invite d’ailleurs à voir une web série consacrée aux tests de DSLR’s poussés dans leur retranchement (http://www.zacuto.com/shootout).
  • Enfin, il y a les costumes. Un film d’époque c’est aussi et surtout un film de costumes! Le travail avec les costumiers va être palpitant et, je pense, riche en idées ingénieuses.

4- Faire un court métrage pour PHILIPS c’est prendre en compte les contraintes visuelles du téléviseur 21:9.  Comment comptes-tu procèder ?
La technologie Ambilight est vraiment quelque chose de génial! Une télévision qui arrive à capter les différentes couleurs d’une image pour les projeter à l’extérieur de l’écran, je trouve ça assez incroyable, d’ailleurs j’aimerai bien savoir comment ils ont procédé! Afin de mettre au maximum en avant cette technologie, nous avons décidé avec Maël (ndlr: le Réalisateur) d’une intention très marquée au niveau de la couleur. Nous retrouverons beaucoup de bleu et de jaune orangé. Ainsi, toute la pièce dans laquelle sera visionnée le film sera éclairée de cette façon. Le spectateur sera alors englobé totalement dans l’univers du film. D’un point de vue technique, le choix du film d’époque nous conforte dans l’idée que ses deux couleurs seront les plus utilisées. En effet, le bleu glacial de la lumière de la lune sera rehaussé par des pointes de chaleur grâce à la lumière provenant de flammes de tous types (bougies, torches, lampadaires d’époque, feu…). Évidemment, nous allons jouer sur des forts contrastes pour accentuer le côté fantastique de l’histoire, en créant des zones d’ombre, des hors-champ dans le champ.
D’autre part, et sans vouloir trop révéler le fil conducteur du film, un élément lumineux aura un rôle principal dans l’histoire. Nous pourrons donc jouer avec pour faire varier les ambiances de l’Ambilight.

Afin de promouvoir le nouvel écran 21:9 Philips Cinema un concours a été organisé par Philips. En partenariat avec la société de production Ridley Scott Associates du réalisateur Ridley Scott (American Gangster, Hannibal , ) Philips lance un appel aux réalisateurs du monde entier. La contrainte ? Réaliser un film de moins de 3 minutes avec 6 phrases imposées :

  • What is That
  • It’s a unicorn
  • Never seen one up close before
  • beautiful
  • Get away. Get away
  • I’m sorry

Il faudra que le court métrage tire  meilleur parti du format du téléviseur, ainsi que de la fonctionnalité Ambilight/

Un premier vainqueur sera élu par le public, mais le grand gagnant sera celui sélectionné selon Ridley Scott en personne !

Pour promouvoir ce concours et pour motiver (ou démotiver) les participants, 5 courts métrages ont étés réalisés par des professionnels, de genre très différents :

“The Gift”, de Carl Erik Rinsch

“Dark Room” de Johnny Hardstaff

“El Secreto de Mateo” de Greg Fay

“The Hunt” de Jake Scott

“Jun and the Hidden Skies”, une animation 3D de Hi-Sim

Les contraintes strictes, le jury, les réalisations présentées et la dimension internationale du concours nous ont terriblement motivé et c’est la raison pour laquelle nous ouvrons ce blog.

Vous trouverez jusqu’au 8 Août l’avancée de notre projet, les différentes pistes.